Synthèse Europe - "Une Europe mobilisée et unie face aux défis de l'eau"
vendredi 16 mars
Lors des dernières journées du Forum, plusieurs sessions de synthèse étaient censées résumer les discussions qui avaient eu lieu pendant la semaine, les solutions qui s'en étaient dégagées et les engagements qui y avaient été pris. Nous avons assisté à la session de synthèse sur le processus régional européen. Cette conférence a-t-elle répondu à ces objectifs ?
Quatre tables rondes se sont enchaînées durant la session, donnant la parole à une multitude d'intervenants. Il serait trop long d'en donner la liste exhaustive ici, mais nous retiendrons la participation d'un représentant de la convention de l'ONU sur les cours d'eau, des Ministères de l'Environnement roumain et croate, des grands hydroélectriciens européens (EDF, Eurelectric, RusHydro), de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée et Corse, de la direction de la recherche de la Commission Européenne, du Ministère français de la Santé, ou encore d'André Santini, apparemment venu pour faire la promotion de "sa" loi sur la coopération décentralisée... Nous avons remarqué d’abord que plusieurs intervenants n'ont pas cité d'engagements clairs, certains n'ont d'ailleurs même pas proposé de solutions. Un panéliste a même annoncé qu’il faudra prendre des engagements pour l'adaptation au changement climatique au prochain Forum mondial de l'eau ! Pourquoi attendre ?
Ceux parmi les panélistes qui ont fait l'effort de passer à l'étape des engagements sont malheureusement restés dans l'ensemble sur des objectifs assez vagues, à quelques exceptions près. Ainsi, aucune vision claire des engagements européens ne se dégage.
Ne pouvait-on pas attendre plus de ce Forum qui mettait l'accent sur l'action ? Ne pouvait-on pas, surtout, attendre plus de l'Europe, et en particulier de l'Union européenne ? Les intervenants ont en effet insisté sur les grandes avancées déjà réalisées en Europe au niveau de la gestion et de la préservation des ressources en eau, notamment à travers le modèle de la Directive Cadre sur l'Eau. Nous avons donc déjà un certain nombre de solutions dans l'UE, mais l'introduction de la session a aussi insisté sur le retard actuel dans leur mise en œuvre. Pourtant, aucune proposition n'a été faite pour s'attaquer à ces problèmes d'application. N'est-ce pas pourtant ce point qui devrait être prioritaire ?
Mais la question pourrait être tournée autrement… L'UE a déjà des solutions, et des engagements. Faut-il encore chercher de nouveaux engagements ou bien plutôt essayer de respecter ceux existants ? Celui de la DCE d'atteindre le bon état des eaux en 2015, même s'il ne sera pas rempli dans les temps, n'est-il pas déjà suffisamment ambitieux ? Ne faut-il pas prendre le temps de trouver les causes du retard d'application de la DCE, les solutions pour les surmonter, et enfin passer à l'action ?
Pierre, Master 2 EDDEE, AgroParisTech
Sarah, Mastère spécialisé PPSE, AgroParisTech-ENGREF
Le blog de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée & Corse au 6ème Forum mondial de l'eau
L'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée & Corse, établissement public de l’Etat, incite et aide, à l’échelle de ses bassins versants, à une utilisation rationnelle des ressources en eau, à la lutte contre leur pollution et à la protection des milieux aquatiques.
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jeudi 22 mars 2012
vendredi 16 mars 2012
L’hydroélectricité et la Directive Cadre sur l’Eau sont-elles irréconciliables ?
EU 6 : Parvenir à l’équilibre entre les exigences de la Directive Cadre sur l’Eau et celles de la Directive sur les énergies renouvelables
mercredi 14 mars
L'une des idées qui revient souvent dans les discussions du Forum est la nécessité de rendre les différentes politiques cohérentes entre elles. Une conférence abordait de manière concrète ce sujet, en interrogeant l’équilibre entre la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), qui défend la continuité écologique des cours d’eau et la Directive sur les énergies renouvelables, qui promeut entre autres l’énergie hydraulique.
Les acteurs présents lors de cette session appartenaient majoritairement au secteur de l’industrie hydroélectrique, un membre du WWF et un représentant de la Commission Européenne étaient également présents.
Nous avons été relativement surprises d’assister à une présentation de 20 min de RusHydro, entreprise hydroélectrique russe dans une discussion dont le thème était l’équilibre entre des directives de l’Union Européenne. Les pays européens ont été représentés par certaines personnes de la salle, qui ont posé des questions.
Les arguments échangés étaient assez généraux et largement en faveur de l’hydroélectricité, dont les qualités étaient mises en avant par référence aux autres énergies renouvelables (« c’est l’énergie la moins chère », « la plus efficiente », « la plus carbon-friendly ») et les impacts environnementaux peu discutés. Ceux-ci n’ont été abordés que comme des contretemps auxquels il suffit d’avoir une solution technique et financière.
Dubitatives après cet échange, nous avons interrogé Serge Moroz, du Bureau des Eaux de surface du WWF pour avoir son opinion. Celui-ci a un peu nuancé notre propos : cette discussion a été pour lui étonnement constructive et « environnementale » par rapport aux échanges précédents, où l’industrie hydroélectrique proposait tout simplement de réécrire la DCE pour l’adapter au contexte hydroélectrique. Peut-être que nous sommes encore de jeunes optimistes, pensant avancer par grandes enjambées alors que les progrès se font par petits pas ?
Sarah, Mastère spécialisé PPSE, AgroParisTech-ENGREF
Suzanne, Mastère spécialisé PPSE, AgroParisTech-ENGREF
mercredi 14 mars
L'une des idées qui revient souvent dans les discussions du Forum est la nécessité de rendre les différentes politiques cohérentes entre elles. Une conférence abordait de manière concrète ce sujet, en interrogeant l’équilibre entre la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), qui défend la continuité écologique des cours d’eau et la Directive sur les énergies renouvelables, qui promeut entre autres l’énergie hydraulique.
Les acteurs présents lors de cette session appartenaient majoritairement au secteur de l’industrie hydroélectrique, un membre du WWF et un représentant de la Commission Européenne étaient également présents.
Nous avons été relativement surprises d’assister à une présentation de 20 min de RusHydro, entreprise hydroélectrique russe dans une discussion dont le thème était l’équilibre entre des directives de l’Union Européenne. Les pays européens ont été représentés par certaines personnes de la salle, qui ont posé des questions.
Les arguments échangés étaient assez généraux et largement en faveur de l’hydroélectricité, dont les qualités étaient mises en avant par référence aux autres énergies renouvelables (« c’est l’énergie la moins chère », « la plus efficiente », « la plus carbon-friendly ») et les impacts environnementaux peu discutés. Ceux-ci n’ont été abordés que comme des contretemps auxquels il suffit d’avoir une solution technique et financière.
Dubitatives après cet échange, nous avons interrogé Serge Moroz, du Bureau des Eaux de surface du WWF pour avoir son opinion. Celui-ci a un peu nuancé notre propos : cette discussion a été pour lui étonnement constructive et « environnementale » par rapport aux échanges précédents, où l’industrie hydroélectrique proposait tout simplement de réécrire la DCE pour l’adapter au contexte hydroélectrique. Peut-être que nous sommes encore de jeunes optimistes, pensant avancer par grandes enjambées alors que les progrès se font par petits pas ?
Sarah, Mastère spécialisé PPSE, AgroParisTech-ENGREF
Suzanne, Mastère spécialisé PPSE, AgroParisTech-ENGREF
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